Bundjalung Kunjiel 2016



Les "Danseurs Papillons" Bundjalung Kunjiel à Sergeac, festival Origines 2016.


La troupe d'artistes Aborigènes d'Australie Bundjalung Kunjiel a passé l'été en Europe.  Au programme : des danses et chants sacrés et ancestraux, de riches échanges culturels, des ateliers de didgeridoo et de peinture, des festivals, des visites de grottes ornées, de la bonne humeur et des surprises.

Retrouvez les compte-rendus de tous leurs spectacles en suivant ces liens :
 
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Les terres de la nation Bundjalung s'étendaient au sud-ouest de l'actuelle ville de Brisbane (côte est).  Comme toutes les tribus côtières, elle fut parmi les premières à subir le joug de l'invasion britannique.  Leur culture fut brisée, humiliée, assimilée, "blanchie"... mais aujourd'hui, les descendants des Bundjalung recollent les morceaux, prônent fièrement leur "aboriginalité", font revivre leurs rites sur leurs terres et rayonner leur culture sur notre Terre.
Venez à la rencontre de Goompi, Dhinawan, Kabal et Boonaw.  Des artistes complets pleinement versés dans leur culture... encore et toujours la plus ancienne encore vivante aujourd'hui ! (~50.000 ans)

Programme des ateliers que JSLP met en place avec eux :
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FAQ :
  • D'où viennent-ils ?   Les terres des Bundjalung s'étend(aient) à l'ouest de l'actuelle ville de Brisbane (côte est de l'Australie).
  • Combien sont-ils ?  Ils sont quatre : Goompi Ugerabah (leader, chanteur), Dhinawan Dreaming (danseur, joueur de didgeridoo), Che Kabal Nunukal (joueur de didgeridoo) et Aubrey Cora (danseur).
  • Quel sont leurs métiers ?  Ils ont choisi de dédier leur vie à raviver la flamme de leur culture tribale.  Durant leurs mois d'été (l'hiver chez nous) ils parcourent leur pays pour solidifier les liens tribaux ; en hiver (l'été chez nous) ils vadrouillent dans l'hémisphère nord pour faire connaître leur culture.  Le reste de l'année, ils transmettent leurs savoirs aux jeunes générations.  Ils sont musiciens mais peintres également, et les tableaux de Goompi commencent à être très bien côtés sur le marché de l'Art Aborigène.
  • Dit-on aRborigène ou Aborigène ?  Ils ne descendent PAS des arbres... Il n'y a donc aucune raison de les appeler aRborigènes !  "Aborigène" vient du Latin : Ab Origen = depuis l'origine.  C'est un adjectif synonyme de "natif" ou "autochtone".  Avec un A majuscule, il désigne exclusivement le peuple natif d'Australie.
  • Ils sont clair de peau... ce sont de vrais Aborigènes ?  OUI ce sont de "vrais Aborigènes" !  S'ils ne sont pas Full Blood ("pur sang") comme certains de leurs voisins des Terres d'Arnhem ou du Désert Central, c'est parce que les colons ("envahisseurs") se sont installés principalement le long des côtes australiennes, notamment la côte est.  S'en est suivi un matraquage en règle des cultures natives de ces zones : meurtres impunis, viols, maladies, vol des terres et des enfants, parcage en masse, interdiction de parler leurs langues, etc...  Les colons, appuyés par la couronne royale britannique qui considérait cette gigantesque île comme Terra Nullius (= la terre vierge... d'humains), ont vite remarqué que la couleur de peau des enfants métisses tirait plus sur le clair que sur le sombre, et ils ont littéralement décidé de "blanchir la race Aborigène" pour mieux la faire disparaitre.  Les artistes que vous allez rencontrer sont les héritiers de cette période trouble (qui continue encore aujourd'hui dans une moindre mesure).  En tant que métisses, ils auraient pu (difficilement) tenter de se fondre dans le moule Occidental, mais il n'en est rien !  Ils sont fiers de leurs origines Aborigènes et dédient leur vie à reconstruire l'identité de leur peuple, à honorer leurs Ancêtres et leur Terre.
  • Pourquoi l'atelier Didgeridoo n'est réservé qu'aux hommes ?  Sont-ils machos ?  Pour les Aborigènes, le Didgeridoo est un instrument masculin.  C'est un instrument sacré, la voix de certains Ancêtres.  Les femmes ne peuvent pas y jouer en cérémonie.  Par contre, elles ont leur propre instrument réservé à leurs cérémonies féminines et les hommes n'ont même pas le droit de le voir ni de l'entendre : c'est une peau d'Opossum tendue entre les cuisses (percussion).  Les cultures Aborigènes répondent à des Lois immuables qui leurs viennent du Temps du Rêve.  Il n'est pas question de changer ces lois pour satisfaire les Occidentaux.  A nous de tenter de les comprendre et de les respecter.  Les cultures Aborigènes ne sont absolument pas "sexistes" (dans le sens où un sexe est supérieur à l'autre).  Par contre elles différencient clairement les rôles des hommes, des femmes et des enfants.  C'est une question de survie de peuples chasseurs-cueilleurs semi-nomades.  Le point important est de réaliser que cette séparation des rôles selon le sexe n'est pas verticale, mais horizontale : les hommes et les femmes sont différents mais complémentaires !  Notez par ailleurs qu'il y a de nombreuses tribus et qu'aucune n'a de "chef", ce ne sont pas des sociétés pyramidales, et à ce titre chaque tribu peut avoir des différences d'interprétations de leur Loi.  Ainsi pour les Yolngu, une femme peut toucher et souffler dans un Didgeridoo (hors cérémonie), mais pas pour les Bundjalung.  C'est ainsi.  Enfin, il s'agit du seul atelier comportant un tel tabou... femmes et enfants sont plus que bienvenus sur tous les autres ateliers !  Notez tout de même que les femmes peuvent venir assister à l'atelier Didgeridoo en tant que spectatrices (gratuit), mais devront s'abstenir de toucher et souffler dans un Didgeridoo.
  • Combien de temps restent-ils ?  Cliquez sur l'image de leur programme en haut de page, elle s'agrandira et vous aurez les réponses à cette question :-)
  • Qu'est-ce que le Temps du Rêve ?  Tjukurrpa est la base de la mythologie des Aborigènes de TOUTE l'Australie.  C'est un temps parallèle au notre, dans lequel leurs héros créateurs, leurs ancêtres et tous les esprits se retrouvent.  Les rituels ancestraux (perpétués sous différentes formes artistiques) sont des passerelles jetées entre notre monde et le Temps du Rêve.  Leurs danses, chants et peintures en racontent autant de fragments.
  • Comment pourrais-je en apprendre plus sur les Aborigènes ?  Tout simplement en venant les rencontrer et discuter avec eux.  Ils sont là pour ça !  En attendant leur venue, vous pouvez aller consulter une page que Fran6co leur a dédié > par ici <

Témoignage poignant de Goompi Ugerabah :

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